Fictions documentaires : Festival de la photographie sociale

Fictions documentaires : Festival de la photographie sociale

Jeudi 14 novembre 2019 - 10:00 - Dimanche 8 décembre 2019 - 19:00 / Chapelle des Dominicaines

Thème : L'engagement

Pour sa troisième édition le festival se situe dans la continuité des activités du GRAPh en Région depuis plus de trente ans, se manifestant par autant d’expositions, de conférences et de résidences de création dirigées vers différents publics, scolaires, apprentis, mal voyants, femmes gitanes…

« Fictions Documentaires » explorera cette année divers aspects de l’engagement. La question des migrants reste un enjeu sociétal d’importance que nous continuerons d’interroger à travers les potentiels de la photographie sociale. Deux expositions abordent ces questions en se donnant les moyens de la fiction à partir de situations trouvées sur les terrains de l’actualité.

Pour sa troisième édition le festival continue à explorer la manière dont les photographes contemporains s’emparent de faits de société et les traitent à la différence des photo reporters ou des documentaristes. Cette année, Fictions documentaires explorera divers aspects de l’engagement.

Cette programmation participe au 10ème anniversaire du Réseau Diagonal dont le Graph est membre fondateur. Elle s’inscrit également dans un partenariat avec le Festival du Film politique organisé depuis 2 ans à Carcassonne au mois de Décembre.

Éric Sinatora, directeur du GRAPh,

chargé de programmation

Exposition de photographies à la Chapelle des Dominicaines : Emeric Lhuisset présente Chebab

Captures d’écran de 24 heures d’une journée dans la vie d’un combattant de l’armée syrienne libre Série de 1440 images, Provinces d’Alep et d’Idlib (Syrie). Il y a six ans, j’ai mis une caméra sur un combattant rebelle en Syrie et je lui ai laissé filmer un plan de 24 heures de sa vie.

Au cours de la dernière année, j’ai pris chaque jour une capture d’écran de chaque minute de cette vidéo et je l’ai affichée sur Instagram. En présentant des captures d’écran d’une vidéo, j’ai choisi de questionner la production d’images fixes. Avec des vidéos offrant une qualité toujours meilleure, il est possible de prendre des photos avec

une qualité similaire à celle des photos classiques.

Ce questionnement s’étend à la production d’images de guerre, à la représentation du conflit et à la place du journaliste. En effet, nous vivons une période de transition entre le reportage classique de guerre et le combattant avec un téléphone portable, qui est aussi conteur d’images, et des images qui seront ensuite diffusées via internet.

Dans la plupart des sociétés, le conflit est très présent, à travers les jeux, les films, les nouvelles, etc. Pourtant, l’image qui nous est présentée est le plus souvent extrêmement fantasmée.

Ce projet tente de démystifier l’expérience quotidienne avec des images de la réalité de la guerre dans toute sa banalité.

Entrée libre

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